Magazine d’informations commerciales et culturelles du Tarn & Garonne

Luthier, un beau métier dont va nous parler un homme de l’art, Pascal Quinson, passionné et passionnant ! Il nous reçoit entouré d’instruments aux couleurs chaudes et aux formes galbées, 14 rue Porte du Moustier à Montauban.

SPIRILUNIER

Eric Constans, artisan spirilunier en Tarn-&-Garonne, produit naturellement cette algue de qualité selon la charte des Spiruliniers de France.

Pascal Quinson Luthier

14 rue Porte du Moustier
82000 Montauban
05 63 20 52 98

Le Petit Montalbanais :
Comment devient on luthier ?
Pascal Quinson : En ce qui me concerne c‘est la passion des instruments, guitares classiques et violons, qui m’a fait renconter des luthiers. Ceux-ci m’ont donné le goût pour cet univers du travail bien fait, du bel objet et m’ont dirigé vers ce beau métier.
Le PM : Vous avez commencé à quel age ?
Pascal Quinson : J’ai commencé à 20 ans. Après un apprentissage en lutherie à Paris et des stages chez des maîtres luthiers, je me suis installé à Toulouse en 1987 avant de venir à Montauban il y a bientôt 10 ans. Et depuis, je continue à apprendre notamment lors de salon en rencontrant d’autres luthiers.
Le PM : Vous fabriquez donc des instruments mais vous les réparez aussi ?
Pascal Quinson : Oui, je fabrique des violons, mais aussi quelques guitares de concert au calme chez moi à quelques kilomètres de ma boutique montalbanaise. Ce point de vente et de rencontre, près de la cathédrale , me permet 2 fois par semaine ou sur rendez-vous de retrouver mes clients pour des restaurations ou des entretiens d’instrument pour quatuor à cordes.
Le PM : Plus précisément quels sont vos clients ?
Pascal Quinson : Il s’agit surtout de musiciens du conservatoire de Montauban (avec l’entretien du parc d’instruments à cordes) mais aussi de professionnels toulousains, des écoles de musiques de la région et d’amateurs passionnés ainsi que de tous ceux qui veulent même tardivement se mettre à l’étude d’un instrument à cordes.
Le PM : Qu’est ce qui vous prend le plus de temps, la restauration ou la fabrication ?
Pascal Quinson : La moitié de mon temps est vouée à la restauration, l’entretien et le réglage d’instruments, le reste est dédié à la création et à la fabrication. Pour donner naissance à un instrument, en premier lieu il faut trouver le bois, souvent de l’érable ou de l’épicea, le mettre en forme, le vernir. Chaque étape est très importante. Rien ne peut être baclé. Créer un instrument demande de la patience.
Chaque personne a une idée du son qu’il souhaite. Les musiciens viennent chez moi pour le style de mes instruments. Les formes et les sons évoluent peu d’un instrument à l’autre c’est vrai, mais les attentes sont différentes pour chaque musicien. Il est possible de personnaliser l’instrument, la viole de gambe par exemple peut avoir différentes déco et scultures.
Le PM : Peut on parler de prix ?
Pascal Quinson : On peut trouver chez moi des instruments d’étude à des prix abordables, qui seront réglés et préparés par mes soins. Ce qui, il faut bien le dire, n’a rien à voir avec un instrument acheté sur internet.
Il y a aussi les instruments que je fabrique qui ne sont pas au même prix, et qui s’adressent plus particulièrement à des musiciens confirmés.
Ce qu’il faut bien prendre en compte; c’est qu’un bon violon ne perd pas de sa valeur (s’il est bien entretenu cela va sans dire). Il peut être revendu des années plus tard au moins la même somme.
Plus un violon est joué et plus il vieillit bien, on dit qu’il s’ouvre, il révèle alors sa propre personnalité et trouvera par sa singularité plus facilement le musicien qui souhaitera l’acquerir.
Seuls les instruments achetés à bas prix et fabriqués en usine, perdent de la valeur avec le temps. Ils se retrouveront plus tard en vente avec une multitude de leurs clones, une offre plétorique fait baisser naturellement leur valeur.
Le PM : Que pouvez vous conseiller aux possesseurs de violons et à ceux qui souhaitent en acquérir un ?
Pascal Quinson : Venez voir un luthier pour des conseils, pour comprendre l’instrument que vous allez posséder, puis jouez de votre instrument, et revenez vers nous pour l’entretenir et le régler.

Eric Constans - Spirilinier

EARL Spiruline de Montauban
Eric Constans
Chemin du Quart/ Chemin de Chaubard
82000 Montauban
Tél. 06 63 57 32 91
contact@spiruline-de-montauban.fr

Le Petit Montalbanais : Qu’est ce que la spiruline?
Eric Constans : La spiruline est une micro-algue d’eau douce qui fait partie de la famille des cyanobactéries ou algues bleu-vert. C’est un micro-organisme qui existe depuis 3,5 milliards d’années. la spirulina platensis pousse de façon naturelle dans les eaux chaudes des lacs en Inde, au Tchad et au Mexique. Les scientifiques ont constaté que les populations vivant autour de ces lacs ne présentaient pas de carences nutritives et étaient en meilleure santé que des populations plus lointaines, et ce, malgré des conditions de vie difficiles. Depuis, on ne cesse de découvrir les bienfaits de la spiruline
Le PM : C’est un Super Aliment ?
Eric Constans : Excellente source de fer bioassimilable, la spiruline aide à garder ou retrouver la forme : combat la fatigue, stimule le système immunitaire, effets anti-âge et anti-oxydant.
Elle permet aussi d’améliorer l’endurance, la résistance et de faciliter la récupération après l’effort, de donner force et vitalité aux cheveux et aux ongles, de favoriser la baisse du cholestérol et du diabète.
Le PM : On sent chez vous une passion pour cette algue, comment cela a t il commencé ?
Eric Constans : Effectivement, la spiruline me passionne je la considére comme l’un des aliments du futur.
Respectueuse de l’environnement, sa culture s’inscrit dans une vraie logique de développement durable. Elle est produite sans utiliser de pesticide, d’insecticide ou d’OGM.
Le PM : Alors comment est elle produite, racontez nous votre mêtier?
Eric Constans : Pour obtenir de la spiruline facilement consommable il y plusieurs étapes.
La culture
La production est réalisée sous serre chauffée uniquement par les rayons du soleil.
Notre culture de spiruline est donc saisonnière. Elle se déroule entre avril et octobre. Nous travaillons avec 2 bassins qui représentent une surface de production de 360 m². Une fois qu’est atteinte la concentration d’algues suffisante, nous pouvons récolter.
La récolte
Durant cette phase, l’eau de culture où baigne les algues est pompée et acheminée vers des tables équipées d’une toile de récolte.
Ces tables de récolte permettent d’une part, de filtrer l’eau, qui est récupérée puis renvoyer vers les bassins et d’autre part, de récupérer les filaments de micro algue.
Après égouttage, on obtient une pâte, la biomasse, dont la texture ressemble à de la faisselle.
Le pressage
A l’aide d’une presse, on retire l’excédent d’eau de la biomasse afin d’obtenir une nouvelle pâte plus compacte, appelée spiruline fraîche.
L’algue bleue peut être consommée telle quelle mais ne se conserve pas longtemps. Sous cette forme, la spiruline ressemble à une galette souple comme de la pâte à modeler.
Roulée sur elle-même, elle va ensuite être extrudée dans un pressoir afin d’obtenir des « spaghettis » réguliers qui seront étalés sur des clayettes en vue du séchage.
Les clayettes sont alors placées dans un séchoir à une température de 39 °C. Durant 4 à 6 heures, la spiruline arthrospira platensis est doucement déshydratée afin de conserver intactes toutes ses propriétés.
Le conditionnement
Une fois séchée, les spaghettis de spiruline sont craquants et ne collent pas. Ils sont broyés à la main pour obtenir des paillettes de spiruline. Les comprimés sont fabriqués à partir de paillettes réduites en poudre et compactées à froid.
Les paillettes et comprimés de spiruline sont ensuite conditionnés en sachets doypack hermétiques, opaques et refermables.
Leur durée de conservation est de 2 ans
Le PM : Pourquoi est elle prisée par les sportifs?
Eric Constans : Tout en comblant les éventuelles carences, cette algue bleue permet d’augmenter les performances des sportifs. Elle améliore l’endurance et la résistance.
Riche en fer et en bêta-carotène, elle favorise la circulation et l’oxygénation du sang.
Et grâce à ses anti-oxydants, elle accélère la récupération après un effort intense. La spiruline est donc particulièrement conseillée pour les sportifs, les végétariens, les femmes enceintes, les adolescents, les anémiques et les convalescents.
Seules contre-indications : la spiruline est déconseillée aux personnes souffrant de calculs rénaux, de la goutte ou ayant un taux élevé d’acide urique ou un taux trop important de ferritine dans le sang.
Le PM : Comment la consomme-t-on ?
Eric Constans : Ce super aliment peut être consommé sous forme de paillettes ou de comprimés, tout au long de l’année ou pris en cure généralement de 3 mois.
La spiruline se prend le matin et/ou le midi à raison de 5g par jour, soit l’équivalent d’une cuillère à café de paillettes ou 10 comprimés. On peut prendre jusqu’à 10g par jour sous la surveillance d’un praticien qualifié.
C’est vraiment un aliment du futur !